Une journée avec

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Sur le marché, Jacques Le Goux et Philippe Henry contrôlent le port du masque et en profitent pour échanger avec les commerçants.

Les agents de la Police Municipale : Jacques Le Goux, chef de la Police Municipale, Philippe Henry, Isabelle Nédelec, Stéphane Marinier, Julien Hamon, Franck Le Provost et Gireg Huon (placier au marché).

Dans les bureaux de la Police Municipale, boulevard Louis Guilloux, Jacques Le Goux commence par enfiler sa tenue de service. « Je ne démarre jamais ma journée sans avoir ciré mes chaussures ! C’est une habitude que j’ai gardée de la Gendarmerie… », dit-il en rigolant. Auparavant installée au coeur du bâtiment administratif de Kermaria, la Police Municipale a emménagé il y a quelques mois dans de nouveaux bureaux, plus spacieux et surtout plus visibles du public, au rez de-chaussée de Kermaria. Isabelle Nédelec a débuté sa journée avec les élèves de l’école Morand-Savidan : « Depuis l’an dernier et la mise en place d’une navette qui transporte les élèves, on est obligé d’être présent, en prévention, pour que le mini-bus puisse se garer et pour assurer la sécurité des enfants. » Stéphane Marinier et Julien Hamon, eux, étaient sur le terrain dès 7h30. En effet, ce vendredi de septembre, le coefficient de 110 fait déborder la marée sur les quais, obligeant à mettre en place des déviations ou tout au moins à réguler la circulation. « Nous sommes présents toute la semaine de grandes marées, en appui au service voirie. On fait ce qu’on appelle de la police administrative : notre présence dissuade les emportements. » Cette mission de prévention n’est pas quantifiable et souvent peu visible par la population. « Pourtant, depuis qu’on sillonne les parkings pour vérifier les disques de stationnements, on n’a plus de plaintes pour vols sur les parkings. C’est clairement lié à notre présence en ville, qui dissuade la délinquance », analyse Jacques.


17 police municipale lannion 012jpgLa surveillance des zones bleues est une directive de la mairie.
Un planning est établi : sur une semaine, tous les périmètres sont couverts sur des tranches horaires différentes. Profitant d’une matinée plutôt calme, Jacques est au bureau et dresse les procès-verbaux de la semaine. Des papiers
perdus, un conflit de voisinage, une pollution signalée...
Philippe Henry et Franck Le Provost préparent le planning des prochaines animations de prévention dans les écoles : « Depuis un an et demi, nous ne gérons plus la fourrière pour animaux errants. Cela nous libère du temps mis à profit pour la prévention. » L’an dernier, 80 interventions ont eu lieu dans les écoles pour une formation théorique et pratique sur l’usage du vélo. Une mission de prévention sur les deux-roues motorisés s’est déroulée dans les collèges avec la Police Nationale. « Nos missions sont complémentaires de celles de la Police Nationale, nous travaillons souvent ensemble. » Ces derniers mois, les missions des policiers municipaux ont évolué : « Pendant le confinement,
il nous a fallu contrôler les attestations de déplacement. Au déconfinement, nous avons fait de la prévention. Aujourd’hui, nous continuons à contrôler le port du masque sur les marchés, peut-être bientôt dans l’espace public en général. Sans verbaliser à chaque fois, nous restons quand même très vigilants », soutient Jacques.
17 police municipale lannion 03Après la pause déjeuner, les 7 collègues se retrouvent autour d’un café. L’ambiance est détendue et les plaisanteries vont bon train : « C’est important de travailler dans la bonne humeur et la cohésion, on ne peut pas faire ce métier sans ça ! » Les policiers municipaux peuvent en effet être confrontés à des situations difficiles, des flagrants délits. « On en discute toujours entre nous après. Parfois, on doit faire des signalements aux services sociaux. Il faut être costaud mentalement et physiquement. » Dans l’après-midi, on signale des déchets déposés dans un fossé derrière Ker Uhel. Jacques va vérifier de quoi il s’agit. « La salubrité et la santé publiques sont du ressort du Maire, nous avons un pouvoir de verbalisation sur ces infractions. La Police Municipale se professionnalisant de plus en plus, c’est en matière d’environnement que nos missions évoluent : pêche, camping-cars, affichage sauvage, tout cela relève du Code de l’Environnement. » Cet été, la Police Municipale était très présente à Beg Léguer, où les véhicules de plus de 2,10 m sont interdits d’accès et de stationnement, et où il est interdit de camper. « Nous faisons de la prévention
avant de verbaliser. C’est le cas pour les camping-cars, pour les masques, pour le téléphone au volant... Nous devons faire preuve de tolérance, sinon nous serions toujours en train de verbaliser ! »
Aujourd’hui était une journée calme. Mais ce n’est pas toujours le cas : « Chaque matin, on ne sait pas de quoi sera faite la journée : c’est la richesse de notre métier ! », conclut Jacques.

Se protéger
Début 2020, les agents de la Police Municipale ont suivi une formation à l’utilisation de moyens de protection : bombe lacrymogène et tonfa (bâton de protection). « Avant d’être équipés et formés, nous n’avions rien. La municipalité a choisi de nous équiper, cela inverse le rapport de force, désamorçant rapidement une situation conflictuelle. Pour nous c’est un gain de sécurité, et en tant que chef d’équipe, je suis rassuré pour mes collègues », souligne Jacques. « Que ce soit pour les locaux ou le matériel, l’impulsion des élus et de Marc Nédelec, adjoint dédié à la Police Municipale, est toujours déterminante ».