Tribunes libres

Maintenir et assurer les services à la population

Depuis des décennies, la réduction du nombre de fonctionnaires est devenue obsessionnelle. Ainsi, nous avons vu et ce, particulièrement pendant ce dernier mandat présidentiel, disparaître de nombreuses administrations publiques de proximité. Les trésoreries, les postes, les gendarmeries, certains services de la préfecture… Heureusement, il reste un endroit précieux pour les citoyens, c'est la Mairie. La maison de la commune qui doit bien souvent prendre le relais pour assurer les services disparus. Dans un monde en perpétuelle évolution, qu'elle soit technologique ou sociétale, chacun comprend l'intérêt d'adapter nos administrations publiques pour mieux répondre aux besoins de la population. Pour autant, la suppression brutale est-elle guidée par une logique d'évolution et d'amélioration du service rendu ?

Ce n'est pas ce que l'on a pu constater pendant la pandémie qui touche les plus fragiles d'entre nous avec cette méthode d'inscription pour se faire vacciner ; la majeure partie des plus de 75 ans n'ont pu accéder au service sans faire appel à un tiers. Alors que la pandémie impose un effort conséquent des enseignants pour assurer l'éducation de nos enfants, le gouvernement poursuit son plan de suppression de postes sans tenir compte des circonstances particulières.

Le transfert des services de l’État vers les collectivités territoriales, la Ville de Lannion pour ce qui nous concerne, s'est accentué sans pour autant donner les moyens financiers associés. Ainsi les collectivités sont invitées à collecter l'impôt pour assurer ces compétences transférées. C'est le cas des Maisons de services au public, de la prévention contre les inondations, des passeports, de l'instruction des permis de construire, de la vaccination...

C'est dans ce contexte que nous avons engagé un budget primitif pour 2021. La République en Marche ne serait-elle pas devenue la république en marche arrière pour les services à la population?

Les élus et élue pour le groupe PCF de la majorité municipale


Lannion – Campagne de ravalement obligatoire, La carotte : OUI - Le bâton : NON

Certains habitants du centre-ville s’inquiètent sur le caractère obligatoire de ravalement des façades de leur maison. Si tous sont parfaitement d’accord sur le principe, tous – malgré les aides importantes de la Ville – n’ont pas les finances pour réaliser des travaux alors même que la Campagne de ravalement prévoit textuellement : « Suite à la décision du Tribunal, exécution des travaux d’office aux frais du propriétaire ».

On rétorquera que cette exécution forcée ne se réalisera que dans des cas exceptionnels. Mais si cela est exceptionnel, alors il serait opportun de supprimer le caractère obligatoire de ces travaux et de mettre toute son énergie dans une rénovation du centre sans menacer les propriétaires de mesures coercitives. à l’inverse du but poursuivi, de telles mesures coercitives pourraient acculer les plus modestes à brader leur bien.

Sous le chêne vert Jean-Yves Callac, Anne le Guen


Dépenses et Recettes s'opposent !

«Absence de dynamisme dans les recettes. » Tels sont les propos entendus à ce vote du budget lors de ce conseil municipal du 26 Mars dernier ! Alors faut-il avoir recours à la fiscalité pour compenser les dépenses ? « Gouverner c'est prévoir », disait un ancien Président de la République, et prévoir c'est supputer l'avenir. Dans la période de crise que nous vivons, ces paroles prennent tout leur sens ! Fallait-il avoirs recours à une augmentation d'impôts de 5% vers nos concitoyens pour équilibrer un budget qui, au vu de tous les investissements prévus, risquait d'être déficitaire ? Certains grands projets n'auraient-ils pas pu être reportés ? Cette abondance de perturbations, de changement dans la vie des Lannionnais, est source de fracture entre nos administrés et les élus de la majorité.

En cette période de pandémie et de crise économique qui grèvent le pouvoir d'achat de beaucoup d'entre nous, cette décision était-elle judicieuse ? Certains maires de communes voisines ont eu un discours inverse en écartant certains grands projets dans le but de désendetter la ville. Cela ne nuisait en rien aux services publics de qualité que sont en droit d'attendre les Lannionnais. La charge de la dette par habitant continue à augmenter depuis plus de 6 ans, à l'inverse de la moyenne nationale qui elle est en diminution. Que sera t-elle en fin de mandat ! Il nous est rétorqué « qu'une ville en travaux est une ville qui bouge », attention à ce que ces mouvements impétueux ne créent pas une désertification de notre centre-ville vers d'autres communes plus avenantes.

« Un budget qui donne un cap », nous dit-on, espérons que le barreur dans ces temps impétueux entendra les propos responsables de ses administrés, évitant le déclin de notre ville et la morosité de ses commerçants ! Notre minorité continuera à faire entendre ces différentes voix dans le respect de chacun.

Danielle Marec pour le groupe « Révélons Lannion »